Les psychologues s'intéressent vivement depuis quelques années à des personnes qui, ayant réussi, souffrent du « complexe de l'imposteur », c'est-à-dire qu'elles éprouvent une profonde culpabilité à « tromper » le monde en exerçant des fonctions professionnelles pour lesquelles elles jugent ne pas être qualifiées, alors qu'en réalité elles le sont.
Le complexe de l'imposteur est lié à la peur de réussir et empêche les personnes qui en sont victimes de développer pleinement leur potentiel. Inconsciemment convaincues que leur réputation est usurpée, ces dernières fuient toute possibilité qui leur permettrait d'aller encore plus loin.
« Je ne veux pas être le numéro un ; être le numéro deux me convient bien mieux. Je suis paresseux et je ne veux pas avoir à prouver ma valeur année après année. J'aime que mes mérites soient reconnus, mais je refuse toute responsabilité ». Pour cette personne, être « influent » équivaut à être « responsable ».
[petit texte trouvé je ne sais plus où sur le net]
Mon auto-analyse et mes démarches thérapeutiques actuelles tournent autour de ce concept d’imposteur et du schéma de personnalité d’exclusion dont j’ai déjà parlé.
Il me semble que dès ma naissance, j’étais un imposteur : je ne suis pas né la bonne date comme en fait loi celle qui est inscrite sur mon baptistère. Très tôt dans ma vie, il a fallu que je fasse la preuve que j’étais bien un gars en baissant mes culotte (c’est ça quant on porte un nom bisexuel comme le mien) et cela n’a pas empêché le Père Noël de m’apporter une poupée. Après cela, je me suis senti étranger dans ma propre famille parce que j’aimais aller à l’école, j’étais exclus de mes pairs parce que j’aimais mieux lire et dessiner que de me battre ou de jouer au hockey, après ça j’étais le gros, l’étrange, le bizarre qui est trop gêné pour parler. Puis comme adulte, selon les autres, j’étais pas assez bon en art pour être un artiste et pas assez sérieux pour être psy. J’étais trop intelligent ou trop éduqué pour travailler dans un fast-food pendant mes études universitaires. Admirateur de Freud, je me suis retrouvé à étudier en approche behaviorale. Puis je me suis senti un intrus quand j’ai commencer à travailler comme éducateur. Et maintenant j’ai encore des complexe lorsque je travaille avec des enfants ou que j’utilise des tests neuro-psychologique parce que j’ai été formé en clinique pour adulte…
Dit comme ça, d’un seul trait, c’est un peu plus dramatisé que je ne le ressens vraiment. Mais ça vous donne une idée de mes réflexions.
Je me rends compte que ce qu’il y a derrière ça est une peur terrible de l’échec qui me paralyse et m’empêche de me lancer dans les projets qui sont bons pour moi. Solution à cela : me lancer tête première dans ce que j’ai envie de faire et apprendre à mieux accepter les échecs ou à tirer des leçons de mes erreurs. Ça me semble tellement simple…
Pour se faire, j’ai décidé de me débarrasser d’un obstacle à mon épanouissement. Depuis quelques années, j’ai développé une réaction à mes peurs de performance (réussites ou échecs) : je fais des siestes qui n’en finissent plus, comme si en dormant, je m’assurais d’avoir une meilleure réaction à ce qui pourrait arriver. Le problème était rattacher clairement à mon travail; j’étais incapable d’aller travailler sans avoir dormit en moyenne deux heures juste avant d’aller travailler. Quand tu commence le matin, ça va bien, j’ai une nuit de sommeil dans le corps, mais quand tu travaille en après-midi ou le soir, c’est l’enfer : j’ai le temps de m’inquiéter et de fuir dans le sommeil.
J’ai donc pris une résolution il y a deux semaines : je m’empêche de dormir le jour. En fait, je suis un fan de la désensibilisation systématique donc, j’ai le droit à une sieste de une heure ou moins par jour et j’essai de me coucher au plus tard à 11 heure (je me réveille généralement vers 6 heure le matin).
Ça me fait du bien. J’affronte mon travail et ce qu’il génère comme peur plus facilement qu’avant et en bonus, je fais plus de choses que j’aime faire… Finalement, se pourrait-il que je performe mieux par ce que j’ai moins peur de ma contre performance ? Et parce que je commence à accepter le succès comme il est : une reconnaissance de notre talent ou un accomplissement de soi plutôt qu’une exigence de plus à laquelle il faudra constamment répondre par la suite. C’est à suivre…
Le complexe de l'imposteur est lié à la peur de réussir et empêche les personnes qui en sont victimes de développer pleinement leur potentiel. Inconsciemment convaincues que leur réputation est usurpée, ces dernières fuient toute possibilité qui leur permettrait d'aller encore plus loin.
« Je ne veux pas être le numéro un ; être le numéro deux me convient bien mieux. Je suis paresseux et je ne veux pas avoir à prouver ma valeur année après année. J'aime que mes mérites soient reconnus, mais je refuse toute responsabilité ». Pour cette personne, être « influent » équivaut à être « responsable ».
[petit texte trouvé je ne sais plus où sur le net]
Mon auto-analyse et mes démarches thérapeutiques actuelles tournent autour de ce concept d’imposteur et du schéma de personnalité d’exclusion dont j’ai déjà parlé.
Il me semble que dès ma naissance, j’étais un imposteur : je ne suis pas né la bonne date comme en fait loi celle qui est inscrite sur mon baptistère. Très tôt dans ma vie, il a fallu que je fasse la preuve que j’étais bien un gars en baissant mes culotte (c’est ça quant on porte un nom bisexuel comme le mien) et cela n’a pas empêché le Père Noël de m’apporter une poupée. Après cela, je me suis senti étranger dans ma propre famille parce que j’aimais aller à l’école, j’étais exclus de mes pairs parce que j’aimais mieux lire et dessiner que de me battre ou de jouer au hockey, après ça j’étais le gros, l’étrange, le bizarre qui est trop gêné pour parler. Puis comme adulte, selon les autres, j’étais pas assez bon en art pour être un artiste et pas assez sérieux pour être psy. J’étais trop intelligent ou trop éduqué pour travailler dans un fast-food pendant mes études universitaires. Admirateur de Freud, je me suis retrouvé à étudier en approche behaviorale. Puis je me suis senti un intrus quand j’ai commencer à travailler comme éducateur. Et maintenant j’ai encore des complexe lorsque je travaille avec des enfants ou que j’utilise des tests neuro-psychologique parce que j’ai été formé en clinique pour adulte…
Dit comme ça, d’un seul trait, c’est un peu plus dramatisé que je ne le ressens vraiment. Mais ça vous donne une idée de mes réflexions.
Je me rends compte que ce qu’il y a derrière ça est une peur terrible de l’échec qui me paralyse et m’empêche de me lancer dans les projets qui sont bons pour moi. Solution à cela : me lancer tête première dans ce que j’ai envie de faire et apprendre à mieux accepter les échecs ou à tirer des leçons de mes erreurs. Ça me semble tellement simple…
Pour se faire, j’ai décidé de me débarrasser d’un obstacle à mon épanouissement. Depuis quelques années, j’ai développé une réaction à mes peurs de performance (réussites ou échecs) : je fais des siestes qui n’en finissent plus, comme si en dormant, je m’assurais d’avoir une meilleure réaction à ce qui pourrait arriver. Le problème était rattacher clairement à mon travail; j’étais incapable d’aller travailler sans avoir dormit en moyenne deux heures juste avant d’aller travailler. Quand tu commence le matin, ça va bien, j’ai une nuit de sommeil dans le corps, mais quand tu travaille en après-midi ou le soir, c’est l’enfer : j’ai le temps de m’inquiéter et de fuir dans le sommeil.
J’ai donc pris une résolution il y a deux semaines : je m’empêche de dormir le jour. En fait, je suis un fan de la désensibilisation systématique donc, j’ai le droit à une sieste de une heure ou moins par jour et j’essai de me coucher au plus tard à 11 heure (je me réveille généralement vers 6 heure le matin).
Ça me fait du bien. J’affronte mon travail et ce qu’il génère comme peur plus facilement qu’avant et en bonus, je fais plus de choses que j’aime faire… Finalement, se pourrait-il que je performe mieux par ce que j’ai moins peur de ma contre performance ? Et parce que je commence à accepter le succès comme il est : une reconnaissance de notre talent ou un accomplissement de soi plutôt qu’une exigence de plus à laquelle il faudra constamment répondre par la suite. C’est à suivre…
1 commentaire:
Intéressant.
En tout cas, ça semble bien marcher. Tant mieux.
Moi, je t'encourage à continuer.
C'est Franklin Delano Roosevelt qui disait dans son discours à la convention en 1933 " La seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même."
A+
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