19.5.06

Pourquoi j'ai décidé de te mettre à la porte !

Salut,
J'avais besoin de t'exprimer comment je me sens face à la situation que nous vivons. Mon titre ne se termine pas par un " ? " parce que ce n'est pas une question mais plutôt une affirmation. Cette lettre se veut une tentative d'explication de MA DÉCISION et l'expression de MES ÉMOTIONS (je crois que je le fais beaucoup mieux par écrit que verbalement).
Comment je me sens depuis environ 4 mois ? Très très mal. J'ai essayé de te le dire plusieurs fois (la journée de ma fête en février, en te conduisant à tes rencontres en avril et mardi dernier, quelque part entre Marieville et Longueuil).
JE ME SENS terriblement anxieux, nerveux, à bout de nerf, irritable, inquiet, épuisé, la tête pleine de scénarios (tous plus catastrophiques les uns que les autres), j'en deviens même parano... enfin, j'essaye de trouver une solution avant d'être complètement parano ! (Ce n'est pas pour rien que je consulte moi-même depuis 1 an.).
Mais il est trop tard. Au risque de paraître vraiment parano, JE JUGE que la situation a assez durée, et que je ne peux pas attendre qu'elle s'aggrave ou devienne dangereuse pour moi et mes proches.
JE SENS une telle colère en toi, que tu traîne sûrement depuis si longtemps, que je n'ai plus envie d'être à côté de la balloune quand elle va éclater. J'espère que je me trompe et que tu sauras éviter le pire, mais je n'ai pas le goût d'attendre. Je me sens beaucoup mieux pour l'instant quand tu es loin de moi.
C'est un aveu d'impuissance que je fais là ! JE NE PEUX PAS côtoyer quelqu'un qui souffre, qui déprime, qui s'auto-détruit sans chercher à le faire changer. Mais JE NE PEUX PAS jouer au psy avec un de mes proches, encore moins faire les choses à sa place. ET JE NE VEUX PAS continuer à me sentir comme un tortionnaire. Ça suffit! Je ne suis pas un bourreau même si ma première impression en te voyant t'installer chez nous était la vision d'un condamné à mort...
JE NE SUIS PLUS CAPABLE de supporter ta lourdeur et ton négativisme, JE REFUSE de me sentir responsable de TA VIE. JE REFUSE de devenir une Mère Thérèsa comme ma mère ou ta mère pouvait l'être.
JE TE LIBÈRE de ta sentence de devoir vivre chez moi. TU ES LIBRE de mener ta vie comme TU LE VEUX maintenant. En espérant que tu sache t'en sortir. En fait, j'ai toujours eu l'impression que tu aurais suffisamment de ressource interne pour t'en sortir si tu acceptais l'aide que la société peut te donner. Il n'en tient qu'à toi de faire TES CHOIX.
Bonne chance ! En espérant te revoir quand nous irons tous mieux !

18.5.06

Frustré !

Je suis en Tabernacle (Ou plutôt en Tabarnac !!!)...
Ça me fait chier royalement. Désolé de m’exprimer comme ça. Ça fait trop longtemps que je ne dis rien à propos de mon locataire.
Cette fois s’en est trop… C’est la cinquième fois qu’il se saoule et une deuxième fois qu’il se retrouve à l’hôpital. Et encore une fois, c’est pendant un spectacle de mon fils ! Le lendemain de la fois où j'avais réussis à me vider le coeur : je lui avais expliqué comment je ne l'avais pas pris en mars, lors du spectacle de 100 Visages (vous trouverez un jour dans ce blog, daté du 29 mars 2006, ce que j'écrivais à ce propos- là, dans un cahier secret).
Pour aujourd'hui, disons seulement que, encore une fois, c’est comme s’il me disait : « Va chier ! J’me calice ben de vous autres ! Bande de cons ! »
Je ne sais pas ce qu’il a fait encore, à part le fait de se retrouver dans un hôpital. Je ne ressens aucune compassion pour lui, même s’il a peut-être fait une tentative de suicide. Ce matin, je feel pour lui donner une corde après lui avoir reprit les clés de la maison en lui disant d’aller se pendre ailleurs ! Je le sais, c'est fort et je regrette déjà d'avoir écrit cela (et de publier en plus) mais j'avais vraiment besoin de le dire (et que ce soit entendu !).
Je hais l’état dans lequel je me sens. J’ai de la difficulté à me concentrer sur ce que j’ai à faire ou sur une simple conversation (je me suis même énervé avec mon gars et ma femme ce matin), parce que mon cerveau est rempli de scénario sur ce que je vais faire si je le vois, sur ce qui pourrait faire chez nous si nous ne sommes pas là, sur toutes les façons de s’en débarasser y compris la poussée vers le suicide…
J’écris avant que ma tête n’explose.
Je veux juste qu’il disparaisse de ma vie.