- Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée.
[Henry James]
29.11.05
23.11.05
Tristounet
Depuis 2 jours, je me sens fragile. Je suis triste, je pleure sans arrêt et j'ai peur. Pourtant, je ne vois rien présentement qui justifie mon état...
Sauf que ça fait 3 jours que je ne prends plus d'anti-dépresseur, c'est sûrement ça.
À moins que ce ne soit qu'aujourd'hui, c'est la fête de ma mère... qui aurait eue 70 ans.
Sauf que ça fait 3 jours que je ne prends plus d'anti-dépresseur, c'est sûrement ça.
À moins que ce ne soit qu'aujourd'hui, c'est la fête de ma mère... qui aurait eue 70 ans.
21.11.05
Nostalgie
- Les choses se déforment facilement quand on regarde en arrière.
[Hermann Hesse]
Dans : Biographie indienne - Vous croyez qu’on ne peut rien changer au passé ?
C’est que vous n’avez pas encore écrit vos mémoires !
[ Anonyme ] - Se souvenir, voilà le premier pas vers comprendre.
[Arnold Schoenberg] - Je suis nostalgique d'une enfance que je n'ai jamais eue.
[José St-Louis]
Dans : Autobiographie d'un journal intime
9.11.05
De l'abandon à l'exclusion
Cette nuit, j'ai fais des rêves étranges dont je vous épargne les détails, pour me concentrer sur ce qui m'a le plus troublé : ma famille (ma soeur, mon frère et ma mère, il me semble) me faisait le reproche d'avoir abandonné un de mes enfants quand il était bébé.
C'est seulement une fois seul, à la maison, que je me suis mis à pleurer comme un bébé... comme un bébé abandonné. Je me souviens qu'à mon lever, j'étais ému, j'étais incapable d'en parler vraiment parce que je me sentais plutôt coupable. Coupable d'avoir abandonné un enfant que je n'ai jamais eu (j'ai même essayé, en vain, de me rappeler si j'avais déjà eu un autre enfant non avoué). M-P m'a dit qu'elle pensait que c'était probablement moi l'enfant abandonné. "C'est sûr !" lui ais-je répondus, un peu brutalement, comme si elle avait dit une telle évidence qu'il n'était pas nécessaire de l'avoir dite... ou de me l'avoir rappelée.
C'est seulement une fois seul, à la maison, que je me suis mis à pleurer comme un bébé... comme un bébé abandonné. Je me souviens qu'à mon lever, j'étais ému, j'étais incapable d'en parler vraiment parce que je me sentais plutôt coupable. Coupable d'avoir abandonné un enfant que je n'ai jamais eu (j'ai même essayé, en vain, de me rappeler si j'avais déjà eu un autre enfant non avoué). M-P m'a dit qu'elle pensait que c'était probablement moi l'enfant abandonné. "C'est sûr !" lui ais-je répondus, un peu brutalement, comme si elle avait dit une telle évidence qu'il n'était pas nécessaire de l'avoir dite... ou de me l'avoir rappelée.
C'est moi l'abandonné. Abandonné par mon père quand j'étais bébé, comme s'il l'avait fait volontairement. C'est lui qui devrait se sentir coupable. Parce que je sais, en plus, qu'il a abandonné plusieurs enfants avant nous, de un à trois, personne ne le sait vraiment. Il aurait forcé ma mère à donner (ou vendre, selon ma soeur, mais ça c'est une autre histoire) en adoption ma soeur France (remarqué le prénom, le même que ma première flamme d'adolescent). Je me rends compte seulement maintenant combien je lui en veux, d'avoir abandonné ma grande soeur, puis mon frère en plein complexe d'Oedipe (qu'il n'a jamais règlé), et ma petite soeur (avant même qu'elle naisse), et ma mère en pleine dépression, et moi... seul à devoir supporter tout le monde, sous le poid de l'abandon.
Je me suis toujours senti seul, seul parce que différent, seul à me sentir coupable pour tout ce que j'avais et que les autres n'avaient pas à l'intérieur même de ma famille. J'étais un marginal, parce que contrairement à eux, j'aimais la vie. Je croyais en la vie, tellement que je me contentais de ce qui se présentait devant moi, en m'étonnant toujours d'être ravi alors que tous les autres membres de ma famille criaient à l'injustice ou se lamentaient sur leur sort.
Je me suis toujours senti seul, seul parce que différent, seul à me sentir coupable pour tout ce que j'avais et que les autres n'avaient pas à l'intérieur même de ma famille. J'étais un marginal, parce que contrairement à eux, j'aimais la vie. Je croyais en la vie, tellement que je me contentais de ce qui se présentait devant moi, en m'étonnant toujours d'être ravi alors que tous les autres membres de ma famille criaient à l'injustice ou se lamentaient sur leur sort.
Moi, je me sentais juste coupable de ne pas les rendre aussi serain que je l'étais malgré tout mon mal de vivre. On disait de moi que j'étais trop doux, trop fin, trop compréhensible, trop parfait même... c'est qu'ils n'ont jamais été dans ma tête. Personne n'avait accès à ce que je vivais vraiment intérieurement (sauf Mon Journal), parce que je m'isolais. Je me suis exclu moi-même pour ne pas déranger. Je suis passé de l'abandon à l'exclusion...
Et me revoilà abandonné à nouveau, avec la mort de ma mère. Je me sens à nouveau comme cet enfant abandonné qui ne peut rien y faire. Qui pleure dans son coin, dans un mélange de peine et de culpabilité, parce qu'encore une fois, je ne peux rien faire pour les autres abandonnés. Chacun doit prendre soins de lui-même, je l'ai toujours su, et je crois que j'y suis quand même bien parvenu comparativement à d'autres...
La semaine dernière, je vous parlais de contrer mon schéma d'exclusion en commençant par sortir de mon isolement social. Ça s'est bien passé cette soirée avec ma douce et notre premier bain social dans un souper-conférence sur l'eau... J'y ai même rencontré une psychologue qui allait passer à l'émission de télévision de mon plus proche collègue (que le monde est petit !). Je me suis bien sentis et je suis disposé à recommencer... un peu plus tard !
Disons que je n'abandonne pas le projet de me débarasser sans culpabilisé de ce foutu sentiment d'exclusion... à moins qu'il s'agisse, plus sagement, d'apprendre à vivre, avec et/ou sans lui.
La semaine dernière, je vous parlais de contrer mon schéma d'exclusion en commençant par sortir de mon isolement social. Ça s'est bien passé cette soirée avec ma douce et notre premier bain social dans un souper-conférence sur l'eau... J'y ai même rencontré une psychologue qui allait passer à l'émission de télévision de mon plus proche collègue (que le monde est petit !). Je me suis bien sentis et je suis disposé à recommencer... un peu plus tard !
Disons que je n'abandonne pas le projet de me débarasser sans culpabilisé de ce foutu sentiment d'exclusion... à moins qu'il s'agisse, plus sagement, d'apprendre à vivre, avec et/ou sans lui.
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