22.3.06

Chambre à louer

Marieville, Montérégie. Grande pièce (14 X 20) dans un sous-sol avec entrée indépendante. Chauffé & éclairé. Téléphone avec sonnerie personnalisée, câble de base, poêle, réfrigérateur, set de cuisine, lavabo, garde-robe, armoire et étagères. Adjacent à la chambre : salle de bain avec douche. À partager avec les proprios : laveuse et sécheuse (dans la salle de bain), bureau avec beaucoup de livres, un ordinateur branché sur Internet (avec un profil personnalisé), coin atelier avec la possibilité de faire du vitrail ou de la pyrogravure.
200$ / mois. Conditions : Ne pas fumer à l'intérieur et respecter le style de vie, les valeurs et la quiétude des autres personnes vivant dans les pièces communes.
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Vous avez une telle chambre à louer ou vous avez le goût de louer une telle chambre. Pensez-y bien deux fois avant de le faire ! Car malgré les avantages incontestables et le prix abordable, comme pour n'importe quel engagement, il ne faut pas oublier de lire et de se souvenir des conditions. N.B.: Même s'il ne s'agit pas de petits caractères comme dans la plupart des contrats, certains passent rapidement par-dessus et se rendent compte beaucoup plus tard qu'ils sont incapables de les respecter.

21.3.06

Congé ?

En 4 jours de congé, qu'est-ce que j'ai fais ?
Plusieurs préparations de repas pour ma petite famille, la commande, 2 lessives, 3 lave-vaisselle, changé 4 spots encastrés dans le plafond, trié plus de 200 cassettes audio (oui, j'en écoute encore parfois), trié les Tuperware et libéré une place pour les ranger, placé d'une façon artistique notre belle vaisselle dans les biblios vitrées du salon, rempli le reste des tablettes vides d'albums photos et de jeux de société (que j'avais descendu au sous-sol quelques jours avant !), débouché le lavabo de la salle de bain, réparé une poignée de tiroir du lit de mon gars, monté et descendu une douzaine de boites d'un étage à l'autre, vissé au mur la plaque de la prise du câble, trié mes outils dans les bonnes boîtes ou les bons coffres et placé ceux-ci à la bonne place dans le vestiaire du hall, passé le balais dans les escaliers, joué 2 heures de badminton, regardé une douzaine d'heures de TV, fait un montage vidéo du spectacle de 100 Visages, lu les instructions pour comprendre comment transférer des clips vidéos de mon disque dur du DVDR à un CD de DVD, fait quelques Sudoku extrêmes, lu quelques chapitre du Samouraï virtuel de Neal Stephenson, etc.
Éparpillé que je disais !?!
Pas une fois, j'ai réussi à utiliser l'ordi du sous-sol, sauf le temps de lire quelques courriels. J'écris ceci dans mon petit cahier spiral en espérant le transférer plus tard sur ce blog (à une date que vous ne saurez jamais puisque je l'édite avec la date originale). Pour l'instant, je vais aller faire une petite sieste, la deuxième en quatre jours, une fois que j'aurai terminé de ranger le linge propre.

20.3.06

Éparpillement


Éparpillement… Voilà l’adverbe qui me décrit le mieux en ce moment et depuis le début de l’année. Vendredi dernier par exemple, j’allais d’une chose à l’autre, sans m'arrêter, mais en oubliant certains trucs importants.
Ce matin là, dès 6hr, il ne fallait surtout pas oublier de sortir les poubelles (toutes les poubelles, sur trois étages!), de préparer les lunchs et surtout de faire le café. Après le déjeuner et le départ de mes amours, je devais vite monter à ma chambre pour taper mon rapport sur mon portable. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas prendre le temps de remplir mon inscription à l’OPQ (Oui, c’est le temps de payer pour pratiquer!). Et en allant à la toilette, je monte sur le podium du bain pour vérifier comment je peux changer l'ampoule du spot encastré dans le plafond. Je n'y comprend rien à ce moment là (maintenant, j'ai découvert l'astuce).
Vers 11hr, je termine mon rapport et décide qu'il est temps de dîner. Je me prépare un délicieux sauté de tout ce que je peux trouver dans le frigo : poivrons frais coupés, champignons tranchés, saucisses hot-dog décongelées, patates à rissoler, etc. Ça ressemble à une assiette paysanne de chez Mike mais en plus copieux : je suis heureux qu'il en reste pour le lunch de MP du lendemain. Je suis fière de moi.
Fidèle à mes habitudes, je mange devant la télé. Cette fois, je me tape un épisode de la nouvelle série de Z : Battlestar Galactica! Je suis si relaxé qu'après ça, je pet le feu. Vers 12hr30, je cours au sous-sol pour transférer mon rapport sur l'ordinateur principal. C'est sur celui-ci que je corrige l'orthographe, fait la mise en page et l'envoie par courriel à mon bureau. J'en profite pour lire et répondre à mes courriels.
À 13hr30, je dois remonter prendre ma douche, m'habiller, me préparer et partir, car je dois être au domicile d'une cliente à 14hr30. À 16hr, après ma rencontre à Chambly, j'évalue que j'ai le temps d'aller chercher mon gars chez son ami pour le ramener à la maison, à Marieville, avant de retrouver MP et ses amis chez Kelsey's des Promenades St-Bruno.
Mon gars est content parce qu'il va pouvoir passer du temps avec ses amis. À ce propos il en profite pour me faire une demande : accompagner une amie et son chum au bowling. Je dois prendre la décision tout seul sans consulter MP. C'est difficile des fois de jouer son rôle de père, mais je pense que j'y suis arrivé ce soir-là. Finalement, tout le monde a passé une belle soirée.
C'est le lendemain que les conséquences de mon éparpillement m'ont frappé de plein fouet. Alors que je m'aprète à faire ma routine du matin (table, café, lunch...), je remarque mon Wok sur le poêle, rempli de mon bon repas de la veille. Les larmes me montent aux yeux. J'étais si fière de ce que j'avais préparé pour ma douce... c'était foutu maintenant! Mais pourquoi pleurer ?
Voilà que je repense à ma mère. Je me sens tellement coupable de jeter de la nourriture. Enfant, nous avions rien à jeter. Il fallait penser au biaffrat qui n'avait rien à se mettre sur la dent, eux. Et ma mère qui se privait pour nous. Sacrilège!
Voilà comment tout se mêle de façon éparse, entre le passé et le présent, les actions et les réflexions. Je vais devoir venir vous raconté la suite... à mon prochain éparpillement.

Éventuellement

Je ne sais pas comment je me sens. Bien ou mal ? ou entre les deux ? Je devrais faire éventuellement une liste en deux colonnes, avec des "J'aime!" et "J'aime pas!"... mais pas maintenant.
Éventuellement... voilà le mot qui décrit le mieux mon état. Je vais éventuellement faire telle ou telle chose, je vais éventuellement savoir ce que je veux vraiment, je vais éventuellement être totalement heureux.
Totalement... un autre adverbe qui me semble important parce que j'aimerais éventuellement être totalement moi-même.
J'ai trouvé ma dernière année difficile et le début de celle-ci est plutôt mouvementé. Que pourrais-je vous raconter ? Par quoi commencer ?

En décembre, M-P et moi avons appris la mort de sa mère au beau milieu de la salle d'attente de notre dentiste... ça nous a pris trois mois pour reprendre un rendez-vous. J'ai vu le corps a l'hopital et ça m'a fait un choc. La bouche entrouverte, avec le bout de langue qui dépassait, j'en ai des frissons quand j'y pense. Et c'est plus fort que moi, j'y pense par moment quand je déprime un peu... comme pour m'aider à déprimer davantage. Et à chaque fois, c'est a peu près pareil, je revois ma mère dans son cerceuil. C'est quand même une plus belle image, arrangée par le "gars des vues" du salon. Et je peux pleurer. Pas tous les jours, même pas à toutes les semaines.
Je m'ennuie d'elles, de leur sourire, de leur folie, de leur drolerie et maladresse, de leur ouverture à participer à tous mes quiz, malgré leur difficulté à comprendre, à voir, à entendre ou à rester éveillée... et de leur ronflement à des moments innatendus, à la fin des party, devant la télé ou au beau milieu d'une discussion.
Ça ne dure jamais longtemps. Ces doux instants de nostalgie se perdent dans le tourbillon de ma vie de tous les jours, mais ils reviennent toujours... éventuellement.