Éparpillement… Voilà l’adverbe qui me décrit le mieux en ce moment et depuis le début de l’année. Vendredi dernier par exemple, j’allais d’une chose à l’autre, sans m'arrêter, mais en oubliant certains trucs importants.
Ce matin là, dès 6hr, il ne fallait surtout pas oublier de sortir les poubelles (toutes les poubelles, sur trois étages!), de préparer les lunchs et surtout de faire le café. Après le déjeuner et le départ de mes amours, je devais vite monter à ma chambre pour taper mon rapport sur mon portable. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas prendre le temps de remplir mon inscription à l’OPQ (Oui, c’est le temps de payer pour pratiquer!). Et en allant à la toilette, je monte sur le podium du bain pour vérifier comment je peux changer l'ampoule du spot encastré dans le plafond. Je n'y comprend rien à ce moment là (maintenant, j'ai découvert l'astuce).
Vers 11hr, je termine mon rapport et décide qu'il est temps de dîner. Je me prépare un délicieux sauté de tout ce que je peux trouver dans le frigo : poivrons frais coupés, champignons tranchés, saucisses hot-dog décongelées, patates à rissoler, etc. Ça ressemble à une assiette paysanne de chez Mike mais en plus copieux : je suis heureux qu'il en reste pour le lunch de MP du lendemain. Je suis fière de moi.
Fidèle à mes habitudes, je mange devant la télé. Cette fois, je me tape un épisode de la nouvelle série de Z : Battlestar Galactica! Je suis si relaxé qu'après ça, je pet le feu. Vers 12hr30, je cours au sous-sol pour transférer mon rapport sur l'ordinateur principal. C'est sur celui-ci que je corrige l'orthographe, fait la mise en page et l'envoie par courriel à mon bureau. J'en profite pour lire et répondre à mes courriels.
À 13hr30, je dois remonter prendre ma douche, m'habiller, me préparer et partir, car je dois être au domicile d'une cliente à 14hr30. À 16hr, après ma rencontre à Chambly, j'évalue que j'ai le temps d'aller chercher mon gars chez son ami pour le ramener à la maison, à Marieville, avant de retrouver MP et ses amis chez Kelsey's des Promenades St-Bruno.
Mon gars est content parce qu'il va pouvoir passer du temps avec ses amis. À ce propos il en profite pour me faire une demande : accompagner une amie et son chum au bowling. Je dois prendre la décision tout seul sans consulter MP. C'est difficile des fois de jouer son rôle de père, mais je pense que j'y suis arrivé ce soir-là. Finalement, tout le monde a passé une belle soirée.
C'est le lendemain que les conséquences de mon éparpillement m'ont frappé de plein fouet. Alors que je m'aprète à faire ma routine du matin (table, café, lunch...), je remarque mon Wok sur le poêle, rempli de mon bon repas de la veille. Les larmes me montent aux yeux. J'étais si fière de ce que j'avais préparé pour ma douce... c'était foutu maintenant! Mais pourquoi pleurer ?
Voilà que je repense à ma mère. Je me sens tellement coupable de jeter de la nourriture. Enfant, nous avions rien à jeter. Il fallait penser au biaffrat qui n'avait rien à se mettre sur la dent, eux. Et ma mère qui se privait pour nous. Sacrilège!
Voilà comment tout se mêle de façon éparse, entre le passé et le présent, les actions et les réflexions. Je vais devoir venir vous raconté la suite... à mon prochain éparpillement.