30.6.06

Mon refuge

C'est fou comme on peut être bien, quand on se sent enfin chez-soi. Il est 22hr 30, et je peux me permettre de faire du lavage sans déranger personne. Je suis si bien depuis que nous avons récupéré notre sous-sol. J'peux me promener en bobette aussi : la liberté ! Je ne m'empêche plus de partir le lave-vaisselle le matin, je n'essaye même plus d'éviter le bruits que mes chaises de bois font sur la céramique de la cuisine... Je me permet de vivre comme j'en ai envie, j'avais oublié à quel point cela était précieux... pour moi en tout cas.
Je ne suis vraiment pas fais pour vivre avec des colocataires, j'ai toujours été sauvage et aux prises avec un schéma d'exclusion (voir quelque part sur ce blog). J'ai toujours eut besoin de m'isoler des autres quand j'étais enfant et ado -- et adulte, soyons honnête ! -- j'avais des crochet à mes portes de chambre -- oui, j'avais deux portes dans le salon double qui me servait de chambre. Personne ne pouvait envahir mon environnement sans mon consentement et le respect de mes règles. Ma chambre était mon refuge et comme tout bon refuge, j'aurais pu y rester toute ma vie. Mais je n'y restais pas tout le temps, j'y demeurais suffisamment pour me sécuriser, me calmer, me ressourcer, puis je retournais affronter ma plus grande peur : les autres.
C'est ce qui me manquait depuis mon arrivée dans cette nouvelle maison : un refuge, à l'abri des autres. Et je l'ai retrouvé. Bon dieu que ça fait du bien !

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