Je n'arrive pas à me décider de téléphoner à ma soeur. Je commence à avoir envie d'avoir de ses nouvelles, mais je ne pose pas le geste de lui téléphoner. Si elle m'appelait, je pense que je lui parlerais sans problème... sans malaise mais sans véritable plaisir non plus. Je préfère attendre d'en avoir le goût.
Présentement, j'ai trop envie de me consacrer à mes projets, à nos projets familiaux. Et mes projets occupent le plus gros de mes temps libres. Nous avons décidé d'acheter une maison. On s'était dit qu'on ne s'y reprendrait plus depuis nos problèmes de toiture percée de 1993. Mais voilà que nous avons envie d'être chez nous, de nous bâtir un petit nid nous permettant d'être heureux et de réaliser chacun l'un de nos rêves. Moi, j'espère avoir une maison qui me permettrait d'exercer à la maison une partie de mon temps. Ça me rapporterait un peu plus, surtout si j'ai moins de route à faire (avec le prix du pétrole) et si je vise la clientèle d'une région différente de mon bureau actuel. Psychologiquement aussi, j'aurais probablement l'impression de mieux m'affirmer, de m'individualiser, de me réaliser professionnellement... enfin, je l'espère. Quant à ma femme, elle aimerait avoir un petit atelier pour se consacrer au travail du verre et à la pyrogravure. Depuis plus d'un an, elle actualise davantage ses goûts artistiques, elle n'avait besoin que de suivre un atelier de vitrail lors de notre voyage dans Charlevoix pour attraper réellement la piqure. Je suis en train de lui instaler un atelier dans notre petit bureau, vous devriez voir le trouble que ça nous donne à réaménager l'appartement au complet. Mais cela vaut largement les étoiles qu'elle a dans les yeux depuis quelques semaines.
Nous sommes donc à la recherche d'une maison multi-fonctionnelle mais avec un petit budget pour le marché actuel (150 000 $). C'est pas facile. Surtout sur le plan émotif. J'ai de la difficulté à vivre le yoyo émotionnel que nos multiples visites provoquent. Je m'attache à une maison mais mon fils a un mauvais feeling, ma femme en aime bien une mais c'est impossible d'y faire un bureau, mon fils a un coup de foudre pour une autre mais elle est au-dessus de nos moyens.
Mais on essai de le faire en s'amusant. On les baptise toutes d'un nom de code qui les décrivent bien : la claustrophobe (petite et coincée entre deux grosses), la légère infiltration (oui, à ce prix là les inondations viennent avec), la voie ferrée (vous devinez le problème), le silo à grain (vous devinez aussi le problème), celle aux racoins (j'ai faillis m'assomer une ou deux fois entre une ou trois portes; genre où il est impossible d'en ouvrir une sans en fermer une autre; ou deux personnes ne peuvent pas circuler en même temps... et ça n'a rien à voir avec mon gabari !) et la piscine enterrée (oui, quelqu'un a enterré sa piscine creuser avant de se décider à mettre sa maison en vente.). On ne s'ennuie pas finalement !
On va finir par trouver la perle rare. Bien sûr, elle n'aura probablement pas tout ce qu'on voulait à l'origine, mais ça ne fait rien. Plus on en visite, plus nos critères deviennent flexibles et plus cela ressemble à quelque chose comme: un petit nid douillet qui ressemble le moins possible à celle de St-Pie (notre désastre de 1993). En autant que ce soit mieux ou égal à ce qu'on a avec notre appartement, on sera gagnant !
2 commentaires:
Tu sais toujours me donner des étoiles dans les yeux!
:-)
Et j'espère t'en donner encore longtemps
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